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Développement fonctionnel avec F#
J’ai pu assister à quelques présentations lors de la dernière édition des TechDays. Et le sujet que j’ai choisi de présenter est le langage F#. Mon choix est dû au fait que je ne connaissais pas ce langage… et que ce fut une des sessions où j’ai découvert le plus de choses. J’ai beaucoup apprécié l’accessibilité du speaker qui n’est ni plus ni moins que le concepteur du langage, Don SYME.
Dans cet article je voudrais répondre aux quelques questions que je me suis moi-même posées, à savoir :
- Qu’est ce que le langage F# ?
- Quel est l’intérêt de F# ?
Je vais aussi faire une description des principales nouveautés apportées par F#3.0.
Qu’est ce que le langage F# ?
On dit de ce langage que c’est un langage fonctionnel inspiré fortement d’un autre langage qui est OCaml, je ne vais pas m’attarder la dessus car je ne connais pas ce langage, par contre j’ai voulu comprendre ce que signifie un langage fonctionnel.
Apres avoir googlisé j’ai trouvé en effet qu’il existe 3 familles de langages de programmation :
- La programmation logique : ce sont les langages dédiés à faire de l’intelligence artificielle je citerai prolog.
- La programmation impérative : l’exemple que je donnerais est le C#, enfin, je me dois de citer aussi le C, le C++, Java et même l’assembleur. Vous trouverez certainement plusieurs définitions de ce que cela représente la programmation impérative, mais en quelques mots : c’est l’exécution des instructions successives pour modifier l’état de la mémoire, l’assignation, le bouclage, le branchement conditionnel, et le branchement sans condition. Si je vous dis que le plus grand inconvénient de ce type de programmation c’est le fait de connaitre à tout moment l’état d’une variable pour éviter les effets de bord, vous allez me dire mais c’est ça la dure vie de programmeur et que si cela ne me plait pas, je peux faire un autre métier… Mais il ne faut pas cacher la dure réalité c’est que l’on passe un temps fou à déboguer nos programmes impératifs. Et c’est là où je vais introduire la programmation fonctionnelle.
- La programmation fonctionnelle s’affranchit de façon radicale des effets de bord en interdisant toute opération d’affectation. Les programmes ont également tendance à être plus concis. Vous tapez et typez moins : moins de frappes et moins d’endroits où le compilateur doit connaître le type de la variable, des arguments ou du retour. Ceci peut signifier beaucoup moins de code à gérer.
Quel est l’intérêt de F# ?
Le langage fonctionnel F# aide les développeurs à prendre en charge la simultanéité en encourageant des structures de données constantes qui peuvent être transmises entre les threads et les machines sans avoir à se soucier de la sécurité des threads ou de l’accès atomique. Il a également tendance à faciliter l’écriture de bibliothèques plus adaptées à la simultanéité telles que les flux de travail F# asynchrones.
Certaines améliorations importantes du Framework .Net notamment dans les génériques, LINQ, PLINQ et Futurs proviennent de l’application de concepts de programmation fonctionnelle et l’une des nouveautés du Framework 4.5 c’est l’introduction de la programmation asynchrone.
Donc pour ceux qui développent en C# ou VB.NET, sachez que vous faites presque de la programmation fonctionnellle sans vous en apercevoir !
Je note aussi que F# a un profil de performances similaire à C#. Cependant, il a un profil de performances bien supérieur aux langages concis comparables, en particulier les langages dynamiques et de script. Et, comme plusieurs des langages dynamiques, F# inclut les outils qui vous permettent d’explorer des données en écrivant des fragments de programmes et en les exécutant de façon interactive.
F# reste entièrement interopérable avec le reste de l’écosystème .NET, ce qui signifie que vous pouvez profiter de la majeure partie de la connaissance existante et de nombreux outils existants pour aider à introduire F# dans votre arsenal de codage.
Nouveautés F#3.0
Lors de la présentation de Don SYME, les nouveautés de la version 3.0 de F# ont été introduites.
On peut distinguer 3 niveaux.
Langage F# et compilateur
A l’évidence on ne peut pas penser à développer sans avoir une source de données où stocker nos informations. Maintenant avec F# on pourra accéder à nos diverses sources de données facilement. les types de providers ajouté sont les suivants
- OData services
- Database Connections
- Database Schema
- Web services
- Resource files
Et au final on a ce joli schéma
Pour aller plus loin et savoir comment cela fonctionne, je vous invite à visiter le site MSDN : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh156509(v=vs.110).aspx
l’autre nouveautés c’est la possibilité de faire les Query Expressions tel que l’on voit en utilisant LINQ
/ A query expression.
let query1 = query { for customer in db.Customers do
select customer }
Environnement de développement
On a l’habitude de développer sur Visual Studio et donc vous dire que l’IntelliSense et le Parameter Help sont des nouveautés de visual F#3.0 ça vous paraîtra ridicule, mais cela reste un argument de plus pour vous lancer à faire du F#, cela peut nous aider à débuter par exemple.
Library F#
Etant données que l’accent a été mis sur les différents type de providers et l’accès aux données, alors il ne faut pas s’étonner de voir que des classes de manipulation de données aient été ajoutées à la library F#:
- Linq.QueryBuilder : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh323943(v=vs.110).aspx
- Linq.Nullable : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh324123(v=vs.110).aspx
- Linq.NullableOperators : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh323953(v=vs.110).aspx
- Microsoft.FSharp.Data.UnitSystems.SI : http://msdn.microsoft.com/en-us/library/hh289707(v=vs.110).aspx
Conclusion
A la fin de la présentation je me suis posée encore plus de questions, celle que j’ai retenu est : Peut on faire des applications web avec F#? et comme google est mon ami, je lui ai posé la question, il m’a répondu que Ouiiiiiiiiiiii c’est possible. Dans une des prochaines réunions de la communauté .Net, je présenterai un exemple d’application web écrit avec F#.
Retours sur l’Agile Tour 2011 (2/2)
Je fais suite à mon premier billet concernant l’Agile Tour 2011 pour vous faire part cette fois des conférences auxquelles j’ai assisté l’après-midi.
Améliorez l’efficacité de vos cérémonies agiles
Suite à la formation que j’ai suivi sur SCRUM, il m’avait paru que les différentes réunions n’étaient pas forcément évidentes à mener étant donné que chaque membre de l’équipe peut donner son avis. 7 à 10 personnes qui émettent chacune leur opinion pour à la fin prendre une décisionn, cela ne doit pas être évident dans la vraie vie. J’ai donc décidé de suivre cette conférence qui devait me donner une partie des réponses à mes questions.
L’oratrice est une Coach (encore une) et certifiée SCRUM Master. Elle accompagne ou a accompagnée, depuis 15 ans, plusieurs équipes en phase de transition vers SCRUM. Tout au long de son discours, elle insiste sur la dimension humaine liée à la bonne gestion des cérémonies agiles. L’agilité nécessite un comportement et une façon d’être spécifique. Pour que tout se passe bien, il faut être ++ comme elle dit. ++ veut dire qu’on est soit même dans une idée plutôt positive de nous-même et avec les autres. On peut alors être constructif pendant la cérémonie agile puisqu’on est dans un pied d’égalité avec les autres membres de l’équipe. On est en phase de collaboration. Dans le cas contraire, la réunion ne pourra être constructive puisque les interactions entre nous et les autres membres de l’équipe seront parasytées par du négativisme (on se sent supérieur aux autres ou inférieur, on sent qu’on n’a pas notre place dans l’équipe).
Conduite du changement et gestion de conflits
Cette conférence est liée à la précédente toujours dans cette esprit des difficultés rencontrées par les équipes agiles. Cependant, l’oratrice, psychologue clinicienne, apparemment débutante dans la prise de parole en présence d’un public assez nombreux n’était pas vraiment à l’aise. Elle n’a fait que lire son support de présentation. On n’entendait parler de gestion de conflits, de stress mais cette lecture assez monotone a complètement anihilé la conférence. Du coup, j’en ai pas retenu grand chose malheureusement. 45 minutes très longues en pure perte…
Ni Gladiateurs ni Bisounours – une équipe remarquable au quotidien
Avec la première conférence de l’après-midi, celle-ci était sans doute la meilleure de cette deuxième partie de journée. L’orateur, Christophe Thibaut, est un consultant senior ayant 20 ans d’expérience en développement et direction de projets. Il sait bien de quoi il parle et est plutôt très pragmatique.
Lors de cette session, il nous parle de la vie d’une équipe de développement en mode agile avec un focus sur les problèmes rencontrés dans ce mode de fonctionnement. Un des éléments qui revient souvent, et c’est le cas dans n’importe quelle équipe, est la gestion des conflits. Le problème dans l’agilité c’est que cela peut perdre un temps certain et créer une dynamique dans l’équipe très négative. En effet, l’efficacité d’une équipe agile réside dans la communication entre ses membres. Un conflit mal géré aboutit toujours à des blocages entre certains membres de l’équipe. Les interactions ne se font plus et l’équipe aura alors beaucoup de mal à s’autogérer et livrer dans les temps.
Christophe nous donne ainsi quelques élements pour éviter que les conflits fragilise une équipe agile. L’un des plus intéressants aspects de cette session fut alors la découverte des « core protocols » de communication. Je dis intéressant mais je ne l’utiliserais pas forcément dans la vie de tous les jours même en milieu professionnel. Pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas les « core protocols » c’est en fait un moyen de gérer la communication au sein d’une équipe à l’aide d’un protocole. Déjà pour moi, c’est pas l’idéal, s’il faut un protocole pour communiquer avec mon équipe c’est qu’il y a déjà un problème. Bref, ce n’est que mon point de vue après ce qui est important c’est la finalité des core protocols. Ils nous montrent qu’il est important dans une équipe que chacun de ses membres puissent indiquer à un autre membre que ce qu’il fait est bien ou pas bien, qu’une personne peut avoir envie de faire une pause, de faire autre chose, de demander de l’aide, etc…
Les core protocols permettent cela grâce à des mots clés. Je vais vous présenter dans la suite quelques exemples choisis par l’orateur.
Check in
C’est le mot clé qui est utilisé pour « entrer » dans l’équipe. Son utilisation indique aux autres membres de l’équipe que la personne est bien présente et motivée pour travailler sur ses tâches. Quand on arrive le matin, par exemple, la personne dit:
- Check in
- Je suis content d’arriver au boulot
- Je suis content parce que j’ai trouvé dans la nuit la solution à mon problème d’hier
- Je suis énervé car j’ai passé 2 heures dans les bouchons
L’équipe répond alors: Bienvenue!
Ask for help
Ce core protocol, comme son nom l’indique, est utilisé lorsqu’une personne de l’équipe a besoin d’aide. La personne dit alors:
- Quelqu’un peut m’aider j’ai un problème avec un bug que je n’arrive ps à résoudre depuis deux jours ?
Le membre de l’équipe qui le souhaite peut répondre alors oui et prendre le temps d’aider la personne qui a demandé de l’aide.
Check out
Sans justification, ce core protocol peut être utilisé par n’importe quel membre de l’équipe pour « sortir » de l’équipe. Un membre de l’équipe est fatigué, énervé de travailler sur la même tâche depuis 2 jours sans arriver à une solution, ne peut pas tenir ses engagement, etc… Il dit alors:
- Check out
Il va alors prendre une pause, boire un café et revient plus tard ou il rentre chez lui.
J’en ai présenté que trois mais il existe beaucoup d’autres core protocols comme Perfection Game, Pass, Protocol chec, Intention Check. L’avantage avec les core protocols c’est qu’ils forcent les membres d’une équipe à se parler et surtout à se dire ce qui va ou va pas. Ils nous apprennent qu’il est important de :
- faire des retours positifs à quelqu’un ainsi que des négatifs,
- de demander de l’aide à l’équipe,
- de faire une pause quand on arrive plus à avancer,
- …
Cependant, à mon sens, leur utilisation rends l’individu proche d’une machine. De plus, ils aboutissent à des contraintes puisqu’on est obligé de les utiliser lorsqu’ils sont mis en place dans une équipe. Cela déshumanise les individus sans oublier le fait que vu de l’extérieur les autres personnes doivent prendre les membres de ce genre d’équipe pour des fous ou des membres d’une secte. En tout cas, c’était intéressant de savoir que ce genre de moyen existe.
Les frontières de l’équipe
L’orateur, un consultant de SFEIR, a commencé sa conférence par un petit jeu basé sur les fameux oeufs en chocolat Kinder. Il a partagé 6 personnes du public en deux équipes de 3 avec chacune 3 oeufs. La première, spécialisée sur une tâche, s’est organisée en une personne qui devait sortir l’oeuf de son papier alluminium, la seconde devait manger tous les chocolats et la dernière était spécialisée dans la réalisation de la Kinder surprise. La seconde équipe elle multi-disciplinaire dont chaque membre devait faire les 3 étapes d’affiler avec son oeuf. Bien sûr, c’est l’équipe multi-disciplinaire qui l’a emporté. L’orateur en conclut par l’efficacité en agile d’équipe multi-disciplinaire.
Pour la suite, se fut en résumé, une nouvelle formation à SCRUM avec des illustrations basées sur la bande-dessinée Asterix. Une équipe d’irréductible, les agiles, représentée par le village gaulois au milieu de tous les autres (PO, client, équipes non agiles, …) que sont les différents camps retranchés romains.
Une session qui ne m’a pas vraiment laissée d’éléments instructifs.
Conclusion
Malgré certaines sessions très peu intéressantes, j’ai quand même eu beaucoup de retours intéressants sur l’utilisation de l’agilité dans le milieu professionnel. J’ai pu voir les difficultés rencontrées par les équipes agiles et surtout les moyens de les atténuer au maximum. En résumé, il n’est pas évident de mettre en place l’agilité mais, comme tout, l’important c’est d’adopter une attitude positive avec soi-même et les autres. Un élement important de l’agilité c’est qu’une équipe ne performe pas du jour au lendemain. Cela nécessite plusieurs mois de travail ensemble pour améliorer sans cesse les choses. Il est donc primordial, à mon sens, plus qu’avec des méthodes traditionnelles, que cette équipe ne soit pas dissoute après quelques mois. Cependant, l’agilité c’est aussi une façon d’être et de penser en équipe. Quelqu’un qui a une expérience dans l’agilité aura plus d’aisance à se réintégrer dans une nouvelle équipe agile puisqu’il aura, au moins, acquis l’état d’esprit agile. J’aurais aussi compris qu’au delà de l’équipe elle-même, le succès de la mise en oeuvre de l’agilité dans une entreprise est basé sur la confiance de ses dirigeants envers leurs équipes agiles.
Retours sur l’Agile Tour 2011 à Paris (1/2)
Le 6 décembre dernier, j’ai participé à l’Agile Tour 2011 à Paris dans les locaux de Microsoft à Issy-les-Moulineaux. Après avoir suivi la formation SCRUM fin octobre, il était intéressant pour moi d’assister à des conférences autour de l’agilité. Je vais vous raconter le déroulement de ma journée et présenter les différentes sessions auxquelles j’ai assisté. Je le ferais en, au moins deux billets pour alléger la lecture (et que la lecture, pas les infos…
).
La plénière d’introduction
Cette journée, prévue pour être très riche en informations autour de l’agilité, a commencé par une récupération des badges et le programme de la journée. Un petit déjeuner est offert, histoire de donner à nos neurones de l’énergie pour suivre les différentes conférences. La première est une plénière d’introduction à l’agile tour. On nous y apprends que l’agile tour a commencé il y a quelques années à peine par quelques villes pour devenir aujourd’hui un évenement mondial organisé dans des disaines de villes des Etats-Unis à l’Australie en passant par le Canada, le Brésil, la France, la Chine, l’Inde, etc…
Il s’en suit une présentation brève des différents sponsors de l’évenement parmi lesquels Novédia. Il faut bien faire de la pub à tous ceux qui ont permis l’organisation de l’Agile Tour parisien.
La keynote de Martin Woodward
Suite à la plénière, Martin Woodward, Senior Program Manager de l’équipe Visual Studio, présente, en anglais (et se sera le seul), comment Microsoft met en oeuvre l’agilité dans le développement de ces logiciels comme Visual Studio.
Martin nous parle de la valeur ajoutée liée à la mise en place de l’agilité. L’efficacité des équipes grâce à leur polyvalence. On y entend aussi parler d’intégration continue et de feedbacks réguliers. Deux principes qui permettent d’améliorer la qualité du logiciel chez Microsoft et la mise en oeuvre de nouvelles fonctionnalités.
La conférence est, plutôt, intéressante et animée. On voit bien que l’orateur est américain et habitué aux Key Notes.
Suite à la Key Note, les plénières sont terminées. Les conférences de l’Agile Tour 2011 qui suivent sont organisées en sessions de 45 mins ou 1h30. Il faut alors faire le choix entre 4 thèmes différents parmis les suivants:
- l’Agile en Entreprise
- la Qualité Logicielle & Test
- l’Equipe
- Ateliers / Idées de Coaching
Malheureusement, le programme récupéré en début de journée est très succint. On y voit que les titres des sessions. Le résumé du contenu de celles-ci n’étant disponible que sur le Web à cette adresse: http://at2011.agiletour.org/fr/programme_paris.html.
J’ai trouvé cela très léger pour choisir les conférences auxquelles on va assister. Bref, pour le reste de la journée, il faudra se baser sur le seul titre de la session pour se décider…
L’ALM agile, Facteur Clé de Succès des Projets Informatiques
Ma première session de 45 mins est celle-ci. Je ne sais pas ce qu’est l’ALM, encore moins agile. La notion de Facteur Clé de Succès des Projets Informatiques est plutôt pleine de promesses. J’y assiste dans le but d’en savoir plus.
L’orateur est un expert ALM. Il nous apprend que l’ALM est l’Application Lifecycle Management. En français, cela donne la gestion du cycle de vie d’une application. En résumé, c’est l’ensemble des phases d’un projet de développement, de l’analyse au déploiement en passant par le développement, bien sûr, les tests. Au cours de la session, l’orateur fait un focus sur Visual Studio Team Foundation qui intègre l’outillage nécessaire pour gérer ce cycle de vie pour des projets de développements agiles. Cela fait suite à la Keynote et c’est encore un peu de pub pour Microsoft. On est dans leurs locaux quand même…
On entends des mots qui sont des fondamentaux de l’agilité inscrits au Manifeste Agile comme:
- Livrez fréquemment un logiciel opérationnel
- Une attention continue à la qualité du Logiciel au travers des tests
- L’automatisation de processus comme la compilation, l’exécution des tests et le déploiement
- La transmission de l’information autour du projet avec des outils de communication partagés
Une démonstration des outils agiles intégrés à Visual Studio Team Foundation est faite. On voit, par exemple, comment gérer un Product Backlog, un Sprint Backlog, répartir les tâches entre développeurs, etc…
Une session plutôt intéressante même si tournée principallement sur les outils de Microsoft que je n’utilise jamais mais c’est toujours bon à savoir pour une prochaine discussion avec des développeurs .NET.
Améliorez votre Kanban!
Ne sachant pas ce qu’est un Kanban, j’assiste à cette session. L’orateur est un consultant agile de chez Octo, habitué à mettre en place l’agilité dans des équipes de développements.
Très rapidement, je sais, enfin, ce qu’est un Kanban. En fait, je connaissais déjà sans savoir ce que c’est comme beaucoup d’entre vous d’ailleurs j’imagine. Le Kanban est en fait le fameux tableau où l’on accroche les post-its avec les colonnes A Faire, En cours et Fait. Bon, ce tableau là c’est le Kanban le plus simple mais il en existe une infinité. D’ailleurs, l’orateur nouis propose de partir de ce Kanban et de l’améliorer afin d’obtenir un Kanban plus efficace et plus riche en informations. Venant du monde du développement, les informations sont très pragmatiques et rapidement opérationnelles.
Pour améliorer l’efficacité du Kanban, on nous conseille les élements suivants :
- positionner les fameuses User Stories plutôt que les tâches: pour accompagner ce positionnement, la définition du « Done » est très importante. Elle doit d’ailleurs être tenue à jour quelque part pas loin ou sur le Kanban lui-même.
- on peut ajouter des colonnes comme: En test, en pré-production, en qualification, etc…
- limiter le flux des User Stories à réaliser dans le A Faire: d’après l’orateur, il est inutile de charger le flux des User Stories à faire si l’équipe ne peut pas toutes les prendre en charge. Cela permet une meilleure fluidité et efficacité du déroulement des projets agiles.
- ajouter la ligne en or: elle permet de gérer des problèmes non prévus mais très urgent. L’exemple même est le bug en production. Cette ligne fera alors passer des tâches avant tout le reste.
- ajouter un bac rouge: il permet la récolte des User Stories qui ont posées problème pendant le projet. Il sert principallement au moment de la Rétrospective afin d’améliorer le Kanban, l’équipe, les process agiles mis en place.
Au cours de cette session, j’apprend que le Kanban est une méthode agile à part entière comme l’est SCRUM mais sans gestion de Sprints. J’ai vraiment appris pas mal de choses grâce à cette présentation même si le PPT était améliorable…
Kanban pour la préparation, SCRUM pour la réalisation
Pour continuer dans ma lancée « Kanbanienne » si je puis dire, j’assiste à la suite Kanban pour la préparation, SCRUM pour la réalisation. Le prochain orateur, SCRUM Master et Coach agile depuis 8 ans, nous fait un retour d’expérience sur la mise en place de l’agilité au PMU. Lorsque l’état a décidé de mettre en concurrence le marché du jeu, des entreprises historiques dans le domaine, comme le PMU, ont du évoluer afin de s’adapter aux nouvelles demandes de leurs clients. L’entreprise, assistée par un coach, a décidée de passer ces équipes à l’agilité.
Kanban a, alors, été utilisé dès l’initialisation du programme de refonte des applications en ligne du PMU. Il a permis aux équipes d’intégrer les principes agiles au plus tôt. L’orateur nous montre le Kanban qu’ils ont utilisé pendant la phase de préparation. Un Kanban plutôt complet. Il précise que pour la réalisation, ils sont partis de ce même Kanban sur lequel ils ont simplement changés le nom des différentes parties. La présentation et le retour d’expérience du coach agile nous montre clairement que l’agilité peut être introduite dans des équipes fonctionnant en mode traditionnel sur des programmes informatiques ambitieux. Les questions du public en fin de séance indique que cela n’est, certainement pas, sans problèmes. De gros efforts doivent être entrepris surtout par rapport au top management, non habitué à une telle organisation, qui est très inquiet par rapport à la réalisation concrète des projets. Il en ressort un élément très important de la réussite d’une mise en place de l’agilité qui est la relation de confiance obligatoire entre l’équipe et sa hiérarchie.
Ceci dis la livraison rapide d’un logiciel qui fonctionne permet de montrer l’efficacité de la méthode et incite le top management de croire en ce type d’organisation.
Suite à cette session, c’est la fin de matinée et donc la pause déjeuner. Un buffet complet nous est offert. Ouf, nul besoin d’aller chercher une sandwicherie autour de Microsoft où tout ou presque est plutôt loin. Comme cela a été le cas à chaque présentation, un grand merci aux sponsors!!
Dans un prochain billet, je raconterais la seconde partie de journée…
DEVOXX 2011, nous y voilà !!!
JOP est la communauté interne JAVA chez Novedia. Au sein de cette communauté, des ateliers, des présentations et des billets pour le blog technologique de Novedia ont vu le jour. Pour encourager et soutenir les activités de cette communauté, Novedia a offert à ses collaborateurs la possibilité de participer aux principaux événements de l’écosystème JAVA. Ainsi nous étions présents au WHAT’S NEXT, lors des Google I/O à San Francisco et nous voilà en pleine préparation de nos bagages pour assister à DEVOXX 2011. Pour participer et profiter de ces événements, une seule devise : l’enthousiasme, la passion et peu importe le niveau d’expérience. Ainsi nous serons deux à DEVOXX cette année : un senior Jeremy LADRON et un junior, moi-même : Mehdi BEN HAJ ABBES.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore DEVOXX : c’est L’EVENEMENT, LA CONFERENCE autour de l’écosystème Java en Europe et même dans le monde (surtout avec le déclin de la JavaOne).
DEVOXX 2011, c’est plus que 170 speakers de grande qualité ; c’est 3200 places épuisées un mois avant le début de la conférence ; des tracks et des thèmes différents, donc un meilleur et plus grand choix sur ce qui pourrait nous intéresser; mais surtout une grande opportunité de rencontrer et de discuter avec des passionnées venus de l’Europe entière.
DEVOXX 2011 se tiendra comme d’habitude à Anvers en Belgique, du Lundi 14 Novembre au Vendredi 18 Novembre. Les deux premiers jours c’est l’université avec des ateliers de 3H ; mais aussi des sessions courtes de 30 minutes baptisées Tools in Action où il y aura des présentations rapides d’outils et Frameworks. La deuxième partie de l’événement aura lieu les trois jours suivants. Pour la plupart, c’est la partie la plus importante de DEVOXX : ce sont les conférences avec les speakers de rêve et les sujets passionnants et d’actualité. Malheureusement je ne serai présent que pour l’université. Mais je ne manquerai pas de vous faire un retour sur ces deux jours. J’en rêve depuis longtemps et je vais enfin y assister pour la première fois.
Retour sur les Microsoft Days 2011
Le 04 Octobre n’était pas uniquement le jour de la Keynote Apple dite « du 4GS » … c’était aussi la date parisienne des Microsoft Days 2011.
Cet événement vient en complément des journées TechDays qui ont lieu habituellement en février/mars. C’est l’occasion pour Microsoft de réunir développeurs, partenaires, décideurs informatiques afin de communiquer sur la stratégie de l’éditeur.
En tant que partenaire Microsoft, Novedia était présent pour assister à cet événement.
Pour simplifier, on peut dire que c’est un TechDays light (on devait être 800 à 1000 sur la session pleinière, alors que les TechDays atteignent les 4 000).
L’intérêt de cet événement est qu’il intervient en milieu d’année par rapport au calendrier des TechDays, ce qui permet de faire un point intermédiaire sur la stratégie Microsoft.
Point à souligner : cet événement n’est pas parisiano-parisien mais itinérant, avec une tournée jusqu’à mi novembre dans plusieurs villes de France .
Au menu pour ma part :
- des sessions sur la stratégie Microsoft pour 2011 et 2012, et sur les résultats de l’année écoulée.
- des sessions techniques, qui étaient essentiellement des versions mises à jour de présentations ayant eu lieu aux derniers Techdays ou à la conférence Build 2011
La consumerisation de l’IT fut un leitmotiv de cette session, et notamment ses conséquences pour les DSI …
- la gestion des flottes de devices hétérogènes souhaitant accéder au SI
- la frontière floue entre le monde professionnel et personnel
- l’enjeu et la réserve d’opportunités que représente le cloud
Les produits et technologies qui ont été mis en avant :
- Windows Phone 7.5 (Mango), et la flopée de téléphone qui arrive en cette fin d’année
- Azure Cloud, avec déjà 2300 clients en France
- System Center
- Windows Intune (gestion de parc dans le cloud et on premise),
- Office 365
La stratégie de l’éditeur pour ses partenaires est double :
- passage du modèle classique « Windows + Office » à un portfolio de produits plus diversifiés (CRM, SaaS etc)
- passage d’un modèle transaction + revenu partiel (one shot) à un modèle solution + revenu récurrent (SaaS & cloud).
Quelques éléments sur les résultats de Microsoft :
- hausse des déploiements Windows 7 + Office 2010,
- SQL Server numéro des ventes en unités,
- 380 000 migrations de boîtes aux lettres Notes vers Exchange…
J’ai noté aussi qu’au cours des différentes sessions, Microsoft continue à tenir un discours plus pragmatique sur ses grands concurrents, en évitant pas mal de langue de bois…
Il y a quelques années, on n’aurait pas entendu un speaker parler d’IPad, d’IPhone, d’Android, de voir des démos sous Firefox/Chrome, ou d’admettre que IE6 n’était pas un chef d’oeuvre. Un grand bon point, pour ma part.
Pour finir, je tiens à signaler le message rassurant qu’on a pu entendre autour de Silverlight.
Oui, Silverlight est une technologie toujours soutenue par Microsoft, même si la future interface Metro de Windows 8 va faire la part belle à HTML5 & JavaScript (oups, ECMAScript).
Depuis ces MS Days, deux éléments d’informations sont venus confirmer ce message :
- le nouveau service XBox Live TV est réalisé à 100% en Silverlight
- la future version de Windows Server, Windows Server 8, sera sans interface graphique par défaut (le mode Core, optionnel en 2008, devient le choix par défaut sur le futur OS). Cela signifie qu’on sera amené à utiliser soit du Powershell, soit des interfaces riches déportées du serveur. Et là Silverlight a toute sa place.
Bref, tout cela donne un bon avant goût des TechDays, attendu du coup avec d’autant plus d’impatience !





