Archive pour la catégorie ‘IT’

Julien Le Guennec

[HTML 5] & .NET

HTML 5

Le voilà enfin,  le nouveau langage web  révolutionnaire, la fin des problèmes de compatibilité entre les navigateurs, la solution à tous nos soucis de développeur web. Bon, ce que je viens d’écrire est peut-être un peu trop optimiste… Certes, HTML 5 a pour objectif de standardiser les technologies du web mais il ne faut pas rêver,  ce ne sera pas, ou plutôt,  cela ne semble pas être la solution miracle.



<Intro>

Si vous ne le savez pas encore, HTML 5, comme le présuppose son nom, est la nouvelle version de HTML après HTML 4.1. Cette évolution de l’HyperText Markup Language se veut être à la fois un regroupement de bonnes pratiques observées depuis plusieurs années sur la toile et dans les entreprises mais aussi un regroupement de nouvelles fonctionnalités qui faisaient défaut. Initiées au départ, par les trois géants du web que sont Apple, Google et Mozilla au sein du Web Hypertext Application Technology Working Group (WHATWG), ces spécifications ont été ensuite reprises par le W3C pour être normalisées.

HTML 5 a aussi pour ambition de simplifier son utilisation qui s’est complexifiée avec le temps. Prenons pour exemple, la déclaration de certaines balises qui a été réduite au strict minimum. La déclaration du doctype devient très simple. La déclaration des scripts JS inline devient implicite.

L’implémentation de nombreux types de validations client comme la validation d’une chaine de caractères (email, code postal, numéro de téléphone…) est facilitée par l’utilisation d’attributs natifs.

La réalisation d’effets graphiques simples tels que, les coins arrondis, les ombres (de texte ou de boite) ou les dégradés de couleur deviennent natifs en CSS 3 (avec malheureusement encore quelques variations entre les différents navigateurs…).

<ASP.NET MVC>

The right way for HTML 5 !

Logo .NETHTML 5 arrive avec son lot de bonnes nouvelles et nous devons, en tant que modestes développeurs ASP.NET, être prêts à l’accueillir. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore mis leur nez dans l’implémentation du pattern MVC en ASP.NET, c’est le moment.

A mon sens, pour faire du HTML 5, il faut oublier les contrôles ASP.NET standards, produisant du code HTML plus que perfectible. Il faut désormais se tourner vers ASP.NET MVC qui permet d’avoir la maitrise totale du code HTML final. Fini les gros Datagrid très pratiques générant un code HTML lourd. Le développeur revient aux fondamentaux du développement web et doit recoder son beau tableau à la main mais avec beaucoup plus d’API qu’avant, simplifiant ainsi son implémentation. Le résultat est un code HTML plus propre, plus léger pour transiter sur les réseaux et facilement maintenable pour les éventuels intégrateurs. Le passage à HTML 5 se fait alors naturellement.

Des frameworks déjà disponibles, fournissent des méthodes évitant aux développeurs de réinventer la roue. Ils permettent notamment de simplifier l’accès aux éléments des pages, la gestion des évènements, la communication avec le serveur…

<Limitations>

HTML 5 en ASP.NET est donc bien possible mais jusqu’où ? Il est aisé de dire « Mon application est en HTML 5 » en ajoutant simplement le doctype qui correspond, mais l’est-elle vraiment ?

Les principaux acteurs du web se sont incontestablement associés pour définir les standards de cette nouvelle mouture mais, malheureusement, ils ne s’accordent toujours pas sur l’ensemble des aspects de la spécification. L’exemple frappant reste celui de la prise en compte des formats vidéo. Chacun voudrait que son standard vidéo soit celui retenu dans la spécification et cela donne un grand n’importe quoi. Pour le moment, pas de réel changement par rapport à la version précédente d’HTML, le format vidéo supporté dépend du navigateur. Pour être cross navigateur, il faudra prévoir une version de la vidéo pour chaque format existant. Quel dommage pour une spécification qui se veut être une standardisation ?!

Certaines implémentations de HTML 5 ne sont pas encore disponibles pour toutes les plateformes. En effet, parmi les évolutions apportées par cette nouvelle version du langage, l’implémentation des flux duplex via les web sockets n’est pas entièrement prise en charge par la plateforme .NET. Si la partie cliente dépend uniquement du navigateur, la partie serveur a aussi un rôle à jouer.  Or, le serveur IIS ne supporte pas encore le protocole web sockets. Pour le moment, seuls quelques serveurs d’application les supportent, tels que Jetty et Node JS (le serveur en Javascript). Il n’est donc pas possible d’utiliser cette évolution avec une plateforme full .NET. Il faudra attendre la plateforme Windows 8 avec IIS 8 et ASP.NET 4.5.

<Applications>

Pour résumer, HTML 5 est déjà là. Plus ou moins terminé, plus ou moins standard entre les navigateurs et les plateformes. Mais attention, si certaines fonctionnalités sont déjà présentes, la spécification n’étant pas finalisée, celles-ci peuvent être modifiées !

Donc, pour savoir dans quels cas il faut se lancer dans l’aventure HTML 5 et dans quels cas il vaut mieux l’éviter, il faut se poser les bonnes questions. Il faut commencer par identifier le type de l’application concernée et les utilisateurs finaux de cette application.

Si l’application est un site grand public, on veillera à bien étudier les nouvelles fonctionnalités que l’on souhaite utiliser sur le site. Cette fonction est-elle implémentée sur tous les navigateurs ? Y a-t-il un risque que l’implémentation change avant la fin de l’élaboration des spécifications ? (Et bien sûr, cette fonctionnalité est-elle bien adaptée à tous les visiteurs ?)

Si l’application est une application intranet, le scope des utilisateurs finaux est plus réduit et le nombre de navigateurs utilisés est souvent limité. On peut donc choisir d’utiliser telles ou telles nouvelles fonctionnalités du langage en ciblant les navigateurs. En entreprise, il est aussi possible de les imposer ce qui réduit encore l’éventail des navigateurs clients.

<Conclusion>

Au final, HTML 5 apporte un réel plus dans l’implémentation des applications web mais il faut prendre garde car les spécifications ne sont pas encore terminées. La version finale est prévue pour cette année mais rien ne dit que cette version sera conforme à ce qui est déjà écrit.  En attendant, tous les grands acteurs du web s’y préparent et Microsoft sera évidemment au rendez-vous.

 
Julien Le Guennec

[HTML 5] Offline et stockage client

Une application web fonctionnant sans connexion réseau et capable de sauvegarder les données de l’utilisateur, quelle drôle d’idée ? Grâce à HTML 5 se sera pourtant bientôt possible !

Mercredi 8 février 2012, je me suis rendu aux MS TechDays 2012 dans le but d’assister à une présentation répondant au nom de « Création d’une application HTML5 gérant l’offline et le stockage client » afin d’en savoir un peu plus sur le sujet.

L’objectif de cette présentation était de découvrir quatre briques importantes d’HTML 5 : « le mode offline », « le DOM storage », « l’Indexed DB » et « le drag & drop ».

Les deux intervenants Microsoft que sont David Rousset, responsable de la relation avec les développeurs Web,  et David Catuhe, spécialiste interface utilisateur, ont commencé la session par une démonstration de SnapX, une application de gestion de diaporamas sur laquelle a été basée toute la présentation. SnapX est entièrement développée en HTML 5.

David Rousset a alors présenté le mode Offline permettant l’utilisation d’une application web sans connectivité réseau permanente. Le principe est le suivant : L’application est téléchargée par le navigateur comme une simple application web à la différence que celle-ci indique au navigateur la liste exhaustive des fichiers nécessaires à son fonctionnement en mode hors ligne. Tout ceci grâce à la définition d’un fichier « manifest » dans lequel on précise, les ressources hors ligne, les ressources en ligne et les ressources à utiliser en cas d’erreurs.

L’application SnapX, est utilisable en mode hors ligne grâce à cette technique mais elle permet aussi l’import de fichiers images ainsi que leurs manipulations et leurs sauvegardes, normal me direz-vous pour un diaporama… David Catuhe nous a alors décrit les méthodes utilisées pour permettre ces fonctionnalités en passant par la manipulation des fichiers grâce à la « File API » et la brique « DOM storage » qui permet de sauvegarder jusqu’à 10 Mo de données sur le poste client. Cette nouvelle brique qui permet d’outrepasser les limites des cookies, embarque deux objets que sont le localStorage (données partagées pour une application) et le sessionStorage (données de session uniquement).

Pour aller un peu plus loin dans la sauvegarde des données utilisateurs en local, la présentation s’est ensuite orientée sur la brique IndexedDB fournie par HTML5. Véritable base de données NoSQL, elle permet de stocker des objets Javascript (typiquement des objets JSON) et est totalement sécurisée (les bases de données d’une application sont liées au domaine). Il n’y a pour le moment pas de limitation sur la quantité de données et celle-ci varie selon les navigateurs. Nos intervenants lors de cette session nous ont laissé penser qu’une forme de limitation sera mise en place avec validation par l’utilisateur lorsque la spécification sera finalisée. Petit plus de la présentation, ils nous ont indiqué une ressource très intéressante permettant d’afficher le contenu de l’IndexedDB (aller sur http://blogs.msdn.com/b/ie/archive/2012/01/25/debugging-indexeddb-applications.aspx)… pratique pour débuguer !

Cette session s’est enfin terminée par une présentation de la brique « Drag & Drop », une fonctionnalité déjà possible avec les frameworks Javascript (jQuery…) existant mais devenue native avec HTML5. Rentrée dans les mœurs des utilisateurs, cette fonctionnalité offre la possibilité d’améliorer l’ergonomie des applications en simplifiant les interactions entre le bureau et le navigateur web.

Ces présentations sont aussi l’occasion de récupérer des bonnes pratiques ou des astuces que l’on ne trouve pas partout. J’en ai retenues deux :

- La spécification n’étant pas encore terminée, les implémentations des API instables sont systématiquement préfixées en fonction de l’organisme qui les a implémentées. Ainsi, l’implémentation de IndexedDB sur IE sera windows.MsIndexedDB, sur FireFox windows.MozIndexedDB, etc.

- Pour savoir si un navigateur implémente une fonctionnalité, il faut tester l’existence ce cette fonctionnalité et non la version du navigateur.

Pour aller plus loin :

http://www.caniuse.com (liste les fonctionnalités HTML5 disponibles en fonction des navigateurs)

http://www.catuhe.com

http://blogs.msdn.com/b/ie/ (IE team Blog)

 
Jérémy Ladron

La Devoxx 2011 c’est fini ! (Part 2/2)

Voici la suite de nos aventures à la Devoxx 2011!

Hall des sponsors

Ça y est, les partenaires ont envahi tout le rez-de-chaussée qui abritait le petit déjeuner gargantuesque du premier jour. Il y aura donc moins à manger… mais à la clé moults goodies, concours et autres t-shirts aux couleurs des sponsors de l’évènement. Et je dois dire que nous sommes revenus chargés de cette journée ! (dont un superbe mug HTML5 du plus bel effet, photo!)

Quelques amusements... Mug HTML5 La librairie

Rangeons nos mugs, nos nouveaux vêtements trop voyant pour être vraiment portés… et entrons dans le vif du sujet :

University : « The Well-Grounded Java Developer – intro to Java 7″.

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : Martijn Verburg et Ben Evans)

La session débute sous de bons auspices avec deux speakers motivés mais avec cette impression de parler en mâchant un chewin-gum (un accent bien américain donc). Ça commence par une question à l’assemblée de javaistes, pour savoir lesquels utilisent Java 4, puis 5, puis 6 (de plus en plus de bras se lèvent!)… et enfin 7 – et là tous les bras retombent. En effet, depuis juillet dernier la nouvelle mouture de notre langage préféré est arrivée « dans les bacs », mais elle n’a pas encore été adoptée par la communauté.

Introduction to Java 7

Le premier tiers de la présentation est donc dédié au passage en revue des nouveautés « alléchantes » amenées avec Java7.

Nous avons des nouveautés côté langage, le Project Coin :

  • les nouveaux switch acceptant les string,
  • les try-with-resources avec fermeture automatique des ressources,
  • l’opérateur diamant <> qui allège l’utilisation des generics grâce à la déduction de type,
  • le multi-catch permettant d’éviter la duplication de code (et bytecode), ainsi qu’un rethrow plus précis (le compilateur analyse les exceptions possible dans un catch)
  • une nouvelle syntaxe pour l’écriture des nombres (séparation des milliers par des « _ »)

On ajoute à cela du côté des librairies :

  • NIO.2 : une amélioration de la gestion des entrées/sorties (simplifiée!) avec possibilités de lecture asynchrone
  • de nouvelles possibilités de réflexion (plus simple et optimisée) avec notamment la nouvelle instruction invokedynamic, sensée être aussi rapide que l’invocation statique classique en Java (il y aurait une amélioration de performance x10 pour les langages dynamiques tournant dans la JVM!)

et aussi :

  • un nouveau look&feel pour Swing (Nimbus)
  • JDBC amélioré
  • nouvelles classes Helper (nouvelle classe Objects)
  • meilleur support d’Unicode, et j’en passe…

Pour conclure ce chapitre, les speakers nous assurent que Java7 va nous aider à faire encore mieux notre métier. Les bonnes pratiques fusèrent durant la présentation, et nos orateurs insistent sur une statistique : une ligne de code couterait 32$ par an de maintenance ! Oui, tout de même!
Quelques morceaux de bravoure également dans cette présentation orientée « méthodologie » avec la mise en avant du côté social du développeur, voyez plutôt :

« Developers who communicate the best are the most influent on their projects. »

Polyglot and functional programming

Dans le monde Java, certaines âmes averties se posent ce genre de questions :

« Pourquoi le langage Java évolue-t-il si lentement ? »
Mais aussi :
« Pourquoi tant de langages de la JVM semblent beaucoup plus avancés que Java ? »

D’après nos deux compères américains, ces langages seraient tout simplement plus spécifiques que Java, souvent dédiés à répondre à des problématiques plus précises. Ils seraient comparables à des fenêtres sur l’avenir de Java. En quelque sorte des laboratoires desquels sortiront des nouveautés matures et non pas des changements par « effets de mode » polluant alors au fur et à mesure le langage.

« There are some features in Scala which everyone now regrets. »

Mais pourtant, parfois des nouveautés sont adoptées pour aider le programmeur, mais trahissent le plus souvent un problème de conception (exemple des nouveaux switch).
Il faut bien faire un peu de social aussi dans le monde de Java !

L’objet de cette partie est donc de nous sensibiliser à l’existence de plus de 200 autres langages fonctionnant dans la JVM :

  • les ré-implémentations de langages : JRuby, Jython,
  • ceux qui sont désigné comme des « Java-killers » : Fantom, Ceylon, Xtend, Scala
  • les dynamiques : Groovy, Rhino, Clojure,
  • les académiques : loke,  Steph…

Et on nous donne les clés du choix d’apprentissage d’un nouveau langage (simplicité, intégration avec IDE, employabilité, interopérabilité avec Java, tests…)

Vient ensuite le cas de la programmation fonctionnelle dans une approche centrée sur Java.
« Qu’aurions-nous besoin et que manque-t-il donc à ce sujet dans cette 7ème version de Java ? »
Avec de nombreux exemples à l’appui, on voit qu’effectivement, nous aimerions de temps à autre pouvoir passer des méthodes comme paramètres d’autres méthodes ! Les exemples des design patterns Map et Filter sont tout à fait éloquent (et je me rends alors compte, qu’en Flex/AS3 j’exploite justement beaucoup cette possibilité…)

Par chance nous apprenons que justement, Java 8 va nous apporter cette programmation fonctionnelle… en empruntant la syntaxe à celle de Scala ! La boucle est bouclée.

Modern Java Concurrency

Je dois avouer que le dernier chapitre sur la concurrence était quelque peu barbant pour terminer la matinée !

On nous a servi une fois de plus le discours sur la puissance des processeurs qui plafonne, sur la loi de Moore, et sur la nécessité qu’ont eu les fondeurs de puces de passer à du multicore… Le problème que cela pose donc : pour tirer profit de ce dernier retranchement devant la fin de l’amélioration de la puissance de nos machine, il faut que nos logiciels apprennent à gérer la concurrence.

Et le problème glisse donc tranquillement sur nos petites épaules de développeurs : NOUS allons devoir apprendre à gérer la concurrence !

Je ne détaillerai pas davantage la présentation qui fut une successions de nombreux exemples pratiques, pour s’achever sur la présentation de la nouvelle API Fork/Join de Java7 pour optimiser les calculs en tirant profit des machines multi-cœurs.

University : « The Groovy Ecosystem ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers :Andres Almiray)

Le speaker nous propose un tour d’horizon des projets Groovy les plus connus, et s’attarde notamment sur Grails, Griffon et Gradle.

Grails, le framework de développement rapide d’application Web basé sur Groovy.

Après les éloges de son très bon support par les IDE « communs » (comprenez Eclipse, Netbeans et IntellJ IDEA), nous avons droit au couplet sur sa facilité de mise en œuvre, son extensibilité avec plus de 600 plugins, etc…

Vient ensuite la partie croustillante de l’université : la démonstration !

Il s’agit donc, sans grande surprise, de la fabrication de toutes pièces d’une petite application CRUD. En quelque lignes de commande, on crée l’application, le modèle, les contrôleurs, les contraintes de validations pour les champs de notre interface, le multilinguisme avec la traduction française toute faite, etc… et tout cela codé en Groovy.

Le code est très succinct, car tout fonctionne sur base de templates, qu’on surchargera pour changer les comportements par défaut. Il est d’ailleurs aussi possible d’afficher le code final généré et de le modifier à loisir.

Griffon, le « penchant application lourde » de Grails.

On passe ensuite sur la rapide présentation de Griffon, et surtout la démonstration qui nous intéresse.

Une commande pour créer une structure d’application Swing, avec des modèles, contrôleurs et vues à adapter à nos besoins. Il semble que le langage soit particulièrement adapté à l’écriture d’interfaces Swing par sa clarté et sa puissance.

Gradle, un outil de build de nouvelle génération écrit en Groovy.

On nous le présente comme l’alternative attendue à Ant et Maven. A la fois puissant, puisque ses scripts sont écrits en Groovy, ce qui lui permet de profiter de ses nombreuses APIs. Il est aussi compatible avec ses concurrents, et peut par exemple utiliser les repositories et artefacts maven, tout en s’intégrant parait-il facilement dans les usines logicielles déjà en place.

Le produit est jeune cependant, et même si on nous promet que « l’essayer c’est l’adopter », cela fait un système de build de plus à apprendre à maitriser…
L’avenir nous dira si son adoption est réussie. A tester !

D’autres projets :

L’université se termine sur un passage en revue de différents autres projets de l’écosystème Groovy :

  • Gaelyk (pour le déploiement de nos applications Groovy dans le cloud)
  • Gant (pour faire de l’Ant en Groovy… sans xml!)
  • EasyB (pour faire de la BDD dans nos projets java)
  • Spock Framework (pour faire des tests unitaires et fonctionnels de manière plus intuitive et efficace)
  • Gpars (pour la concurrence)
  • Codenarc

Et voilà que s’achève une session à la fois intéressante et dense en informations, animée par un très bon speaker!

Tools in action : « Pimp your ALM, with task-based development ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : Michael Hüttermann)

Nous avons droit à une présentation des différents outils de travail d’un développeur sur un projet agile « orienté taches ».

On fait une passe rapide sur l’IDE Eclipse et le plugin Mylyn permettant de visualiser les taches créées par le métier/la recette, et sur la manière dont les commits référencent les tickets.
Ensuite on se tourne vers l’intégration continue de l’outil Jenkins et son fonctionnement avec :

  • Jira (aidé du plugin Greenhopper) pour visualiser les tickets,
  • Fisheye pour afficher les différentes versions de code et les deltas par révision,
  • Artifactory comme repository de nos constructions,
  • et enfin Sonar pour visualiser les métriques concernant la qualité de notre code…

En conclusion, pas une seule nouveauté croustillante ni aucune information récoltée pour un développeur sous Eclipse avec un minimum d’expérience.

Tel un « pitch » pour son livre – dans lequel, j’espère, il aura plus de choses à dire – notre speaker s’efforça de survoler d’un peu trop haut, le sujet. En insistant évidemment sur son l’excellence de son livre au passage. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il avait vraiment envie de le vendre, son livre. J’ajouterais que la présentation était très courte, encore plus que le format prévu, pourtant de 30 minutes. Et finalement c’était peut être un moindre mal vu l’ennui engendré par ce « Tools in Action ».

Tools in action : « Jenkins: From Continuous Integration to Continuous Delivery ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : John Smart)

Cette session aborde le problème du branching multiple de projet, et des problèmes du cycle de vie des branches tout au long d’un projet.

On commence par nous montrer les possibilité de Jenkins, notamment son intégration avec CloudBees pour le déploiement dans le cloud en cas de succès des constructions. Encore une fois Git est à l’honneur, avec sa simplicité d’utilisation et le merge de branches.
Idéalement dans le processus de livraison, nous devrions à un moment donné choisir les fonctionnalités (comprendre « branches » à pousser sur le « trunk ») pour confectionner le livrable.

Grâce à l’option de merge avant build de Jenkins, on peut construire la branche en validant son bon fonctionnement sur le trunk, avant de valider le build et s’assurer ainsi que notre branche est fiable avant de la pousser dans la livraison.

« Continuous Delivery is impossible without Continuous Quality ».

L’idée est de s’assurer constamment de la qualité de l’intégration à l’aide de Smoke Tests (on nous fait une démonstration avec thucydides dont je n’avais jamais entendu parler).

Jenkins, parmi sa panoplie d’outils, nous offre une vue synthétique de nos derniers builds, la Build Pipeline. Nous voyons immédiatement, par exemple, si un smoke test n’a pas fonctionné, stoppant ainsi le workflow de livraison. Nous avons aussi la possibilité de lancer des builds à partir de cette vue, pour par exemple pousser en production une (précédente) version spécifique.

Session de fin des 2 University Days : « The Fireside chat ».

(Intervenants : Tim Bray, Cameron Purdy, Mark Reinhold et Henrik Ståhl)

Pour conclure ces 2 premiers jours à la Devoxx 2011, une discussion est amorcée entre 4 personnes influentes du monde Java autour d’une table (mise en situation : imaginez un bar) et qui échangent sur divers sujets d’actualité.

A n’en pas douter, le discours n’est pas préparé, ça commence d’ailleurs plutôt mollement (discussion au sujet de la bouteille de vin posé à leur table…). Le dialogue se met en place doucement et ils parleront durant près d’une heure avant que le « médiateur » ne les arrête.

Et de quoi ont-ils parlé ? De Java tout d’abord, l’évolution du langage et des langages de la JVM.
De l’avenir d’HTML5 dans le web actuel.
Des smartphones et plus spécifiquement des nouvelles tendances et besoins amenés avec l’invention des iPhones et iPads.
De l’imprévisibilité de ces succès technologiques.
De nos habitudes en tant qu’utilisateurs de nouvelles technologies.
Finalement ils reparleront du web en général, et ils ne pourront s’empêcher de revenir à nouveau sur le sujet des smartphones.

Bonne ambiance et applaudissements vigoureux garantis !

Voilà donc terminées nos deux intenses journées, et je retiendrai la blague de Mark Reinhold :

« What’s the difference between Maven and Ant ? The creator of Ant has apologized ! »

Il n’a peut être pas encore testé Gradle ! :)

Discussion de conclusion des University Days de la Devoxx 2011

Voilà, ce millésime 2011 de la Devoxx c’est vraiment fini, et cette année la JOP y était ! Nul doute que l’année prochaine, d’autres ambassadeurs de Novédia auront tout intérêt à y retourner!

 
Jérémy Ladron

Soirée What The Flex

Quand les Tontons Flexeurs – communauté Flex française – organisent une soirée, j’essaie autant que faire se peut d’y aller. Quand en plus, l’actualité Flex est à ce point mouvementée que Michaël Chaize est de la partie et que l’invitation mentionne « pizzas/bières », je ne pouvais vraiment pas ne pas en être!

C’était donc hier soir, à la Cantine, avec pour objectif de faire une grande remise à plat des évènements qui ont bouleversé le monde Flex ces dernières semaines.

C’était surtout l’occasion de parler de la grosse erreur (que dis-je, du « cataclysme ») de communication de la part de la direction d’Adobe (voir le fameux article du 9 novembre), à savoir l’annonce de l’arrêt du support du Flash Player sur mobile, et la réorientation stratégique vers HTML5. Et bien sûr panser les blessures de la communauté Flex en regagnant la confiance de tout ce petit monde…

Explications.

Soirée What The Flex?!

Flex is D43D

Après une introduction de Yann Chevalier (leader de la communauté TTFX), Michaël Chaize prend la parole et nous rassure tout de suite :

  • Flex n’est pas mort, aucun changement pour les applications côté desktop : ni côté Flash Player embarqué dans les navigateurs, ni côté AIR,
  • Seul le support de Flash pour le mobile est arrêté, c’est à dire que seuls les tablettes/smartphones Android sont impactés, mais Android4 ICS sera la dernière mouture embarquant un player Flash,
  • Les applications Flex mobile « natives » (tournant sur AIR donc) sont plus que jamais d’actualité, et deviennent même le fer de lance de la technologie Flash/Flex

En clair, Apple a gagné le match, possédant 95% du marché des tablettes (le vrai marché visé par les sites web « riches ») et refusant d’accueillir le player Flash. Adobe capitule donc et stoppe sa R&D autour de ces nouvelles plateformes, en argumentant que se focaliser des années sur les quelques pourcents laissé par Apple  à ses concurrents est une cause perdue…

Néanmoins, Adobe laisse libre cours aux éditeurs d’OS mobile pour continuer à investir s’ils le désirent sur cette technologie. C’est ainsi qu’au lendemain de l’annonce d’Adobe, RIM a répondu immédiatement que leur implémentation de Flash Player sur leurs Blackberry PlayBook actuelles et à venir était maintenue ! Et c’est certainement une bonne stratégie, s’ils veulent conserver un argument de vente contre l’iPad, et grignoter des parts de marché côté tablettes.

Passage par la fondation Apache

Le gros tollé de la semaine dernière c’était donc le « don » de « Flex » à la fondation Apache. Pour Michaël Chaize, c’est une des meilleures choses qui pouvait arriver à Flex, qui plutôt que de tomber dans l’oubli (ou dans un carton perdu chez Adobe) va être aux mains de la communauté, va pouvoir évoluer, et une version 5 du SDK serait en préparation, la première version sous l’étiquette Apache.

Au passage, Flex SDK étant d’ores et déjà open source, son passage chez la fondation Apache serait uniquement un changement de gouvernance, et serait (toujours selon nos interlocuteurs) un grand bien pour notre techno adorée !

Mais en quoi consiste ce don ?
Bien plus que le SDK, c’était l’occasion de happer d’autres projets d’Adobe vers de l’open source, notamment :

  • Flex SDK donc,
  • les composants Flex 5 déjà réalisés par Adobe,
  • Flacon, compilateur Flex 10 fois plus rapide et « temps réel » (valide/highlight le code pendant la saisie, et devait être réservé à FlashBuilder)
  • FalconJS, projet expérimental, mais déjà assez avancé de cross compilation Flex (AS3) vers HTML/Javascript (c’était un projet jusqu’alors secret)
  • BlazeDS

Ca sera donc l’occasion de faire évoluer plus rapidement et de mutualiser les évolutions/branches de ces produits réalisées par la communauté de flexeurs.

Les dons à la fondation Apache

Pourquoi Flex ?

Selon Yann et Michaël, la fin de Flex ce n’est donc pas pour tout de suite. Surtout avec l’engouement des développeurs de jeux pour Flash, l’écosystème Facebook et ses applications en Flash, et la possibilité (unique !) de déployer une application Flex indépendamment sur iOS / Android ou Playbook… Et surtout, quel plaisir de travailler avec ce genre de technologie RIA, quand on voit l’état actuel du marché concernant HTML5, son outillage, son architecture pas vraiment adaptée « composants » etc…

Pour illustrer cela, la semaine dernière, à la Devoxx 2011, à la question « quel IDE et outils de développement utilisez-vous pour concevoir vos jeux en HTML5 ? », James Williams qui a écrit un livre sur la question, répondait sans honte qu’il utilisait « vim voire emacs pour faire du HTML5, sans tests unitaires ni industrialisation, etc… ». HTML5 ne serait pas encore prêt pour des développements de grande envergure et en équipe… mais tout devrait bien sûr changer dans les années à venir !

D’après Michaël Chaize, le marché est en pleine expansion, Adobe a une carte à jouer et ne va pas rater le coche de l’HTML5 (voir Edge d’Adobe), mais la techno ne serait pas encore prête pour concurrencer/rattraper Flex et son écosystème pour le développement de RIA avant 4 ou 5 ans. Et, nous dit-il, « on ne sait pas non plus comment Flex aura évolué d’ici là ». Dans tous les cas, si transition il y a, la communauté Flex l’aura préparée, et sera la première armée pour ce genre de développement.
D’autant plus que le « Write once Deploy Everywhere » de Flex mobile semble inspirer Adobe qui a expérimenté avec FalconJS la traduction AS3 vers Javascript… pourquoi ne pas imaginer à moyen terme développer toutes nos RIA en Flex, et choisir au déploiement la plateforme cible Flash, HTML5, iOS, etc… ?

Flex et son système de description par composant serait la seule solution puissante pour du développement de RIA, et HTML5 n’y serait pas encore adapté ? C’est ce qu’on nous dit !

Seul le domaine des bannières de pub serait la branche amenée à disparaitre à moyen terme selon Adobe.

Et pour la suite…

Côté annonces, il va surtout y avoir la sortie d’un FlashBuilder 4.6, des nouvelles versions de AIR incorporant des capacités 3D très poussées.

La soirée se termine par des questions réponses, toutes plus passionnées les unes que les autres. La communauté est bien là et s’inquiète pour sa technologie préférée.

Nos deux compères nous susurrent que de grands succès et grandes annonces sont à venir, et vont dissiper ce brouhaha médiatique qui s’est emparé de l’information. D’ici le début de l’année prochaine, la situation devrait être stabilisée… Et ils insistent : nous ne devrions pas être déçus par ce qui se prépare !

Avec les collègues, nous avons fini la soirée à une terrasse chauffée non loin du lieu de la soirée, avec Michaël Chaize en Guest Star… et décidément, il est vraiment très sympa !

To be continued…

 
Jérémy Ladron

La Devoxx 2011 c’est fini ! (Part 1/2)

Devoxx 2011

Du moins pour mon collègue Mehdi Ben Haj Abbes et moi-même, l’aventure de la plus grosse conférence Java de nos contrées européennes s’est terminée mardi dernier, après deux longues journées remplies (à ras bord, mais qui se plaindra?) de conférences en tous genres. Précisément, lors de ces deux premiers jours à la Devoxx 2011, nous avions accès à deux formats de meeting :
- des « University« : ce sont de grosses sessions de 3h, dont le but avoué est d’entrer le plus en profondeur possible dans un sujet nouveau (du moins un sujet à la mode),
- des « Tools in Action » de 30 minutes chacun où, comme le nom l’indique, les speakers vont parler de leurs outils préférés développés autour de l’écosystème Java (du genre Sonar, Mylyn, jclouds, Jenkins, et d’autres noms farfelus dont certains m’étaient inconnus)

Chaque créneau horaire s’articulant autour de 4 salles de cinéma géantes et tout confort (j’entends par là, des salles de cinémas de province), le choix avant chaque session fut souvent cornélien… avec parfois quelques regrets, comme lorsque je me suis lancé naïvement dans une session de 3h, barbante au bout de 20 minutes. Heureusement dans ce cas là, à la Devoxx il est toujours possible de se lever et changer de salle! Car oui, à la Devoxx 2011, les show n’étaient pas tous du même niveau !

Je vais vous faire pour ma part un debriefing « à chaud » (du moins écrit à chaud…) des sessions que j’ai pu couvrir durant ces 48h intenses d’informations Javaesques. De quoi avoir un aperçu du quart des sujets sur ces deux jours.

Je publierai cet article sur deux billets blog distincts, pour des raisons de place et de format.

Une des salles de conférence

University : « Building Next-generation Enterprise Applications in Java a.k.a. Duke’s Duct Tape Adventures ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : Bert Ertman et Paul Bakker)

Grosse session pure Java EE 6, tenue par deux speakers un peu déjantés (très bien pour commencer une journée après un réveil avant 7h du matin…).

L’idée c’est de voir ce que met à notre disposition la stack Java EE 6 et son CDI (la JSR299 pour les intimes) pour le développement d’applications « d’entreprise », dans un contexte où le framework Spring semble être LA solution communément choisie.
Concrètement, l’university s’est déroulée comme les « shows à l’américaine » en vogue sur le sujet, à savoir : un couple fonctionnel- »codeur exécutant » (mais attention, ultra performant dans ses exécutions !), un peu l’analogie du good cop / bad cop des séries du genre. Le fonctionnel formule des requêtes un peu « surréalistes » (exemple: « d’accord, c’est bien ce que tu as fait comme application, mais je viens d’être contacté par Amazon, on doit absolument leur fournir une API REST, tu as 4 minutes !« ) que bien sur notre développeur survitaminé semble exaucer sans sourciller, ou presque, mais ça, c’est l’effet démo.

C’est l’occasion pour moi de voir la magie de Forge (de JBoss) en action. Car bien évidemment le duo part d’une copie vierge (c’est à dire un MySQL, un serveur Glassfish, un JBoss, Maven et un IDE Intellj IDEA), et va nous réaliser en l’espace de quelques minutes un chef-d’oeuvre d’application CRUD déployable indépendamment sur Glassfish ou autre (quoique le « autre » n’a pas réussi à être démontré en… démo) avec UI en JSF 2. Je ne détaille pas davantage Forge pour l’instant (c’est un outil de RAD : Rapid Development Applications) car j’aurai l’occasion d’en reparler ultérieurement.

On passe donc en revue les étapes de création d’une application d’entreprise « légère », avec dans l’ordre d’apparition :

  • pages JSF qui attaquent la couche de navigation avec gestion de conversations (dans l’exemple, le cas d’un « panier » web)
  • cette couche appelle les services métiers
  • la couche métier va persister nos entitées ejb avec JPA et faire les requêtes à l’aide de l’API Criteria
  • des tests d’intégration sont mis en place très rapidement avec Arquillian (et merci encore à Forge)
  • on nous montre la validation de formulaire avec Hibernate-validation (implémentation de référence de la JSR303 embarquée dans la stack Java EE 6, mais qui ajoute quelques possibilités comme la validation des e-mails)
  • c’est ensuite le moment de nous montrer comment faire communiquer les beans Java entre eux à l’aide d’event et de listeners pour découpler les traitements entre services (ils nous donnent l’exemple de services d’envoi de SMS)
  • logiquement vient ensuite un court laïus sur le scheduling et les batchs tellement simples à mettre en oeuvre qu’on se demande pourquoi on n’en fait pas tous les jours
  • dans la même veine, vient le chapitre sur le messaging et le système de souscription/topic tout aussi simple avec ce sixième opus de Java EE
  • on expose ensuite nos services en REST (et en 4 minutes donc)
  • la présentation se termine sur le déploiement de l’application sur serveur JBoss (FAIL donc) et même dans le cloud avec OpenShift (Double FAIL pour l’occasion et pour terminer la session…)

Voilà donc pour conclure une session très intéressante, mais avec beaucoup de redites si vous aviez déjà pratiqué un tant soit peu JavaEE et sa 6ème mouture. C’était aussi l’occasion de vérifier que tout bon geek frustré va placer des « babes » dans un slide sur deux, et dans toutes leurs démos ! L’avantage, c’est que ça donne des photos… pas banales. Jugez sur pièces.

L'appli de vente de Duct TapeHeavyheight VS LightweightEJB Enterprise Java Babes!

University : « Intro to HTML5 Game Development ».

(lien résumé officiel Devoxx, speaker : James Williams)

Voilà surement ma grosse déception de la Devoxx 2011. Le mot est lâché. Je m’explique….
Fanatique depuis tout petit de jeu vidéo (10 ans : « je veux faire de l’informatique, comme ça je pourrai faire mes jeux vidéos », 15 ans plus tard : « alors c’est une application pour vendre des tongs et des slips de bain sur l’internet convivial »…) je n’ai pas été insensible au titre accrocheur de cette session.
Si l’on ajoute qu’en plus j’essaie d’être attentif à ce qui se trame du côté d’HTML5 mais sans jamais avoir le temps de m’y mettre, je dois avouer que j’étais franchement séduit par l’idée de mêler l’utile à l’agréable. D’ailleurs, je ne devais pas être le seul : oui, la salle était pleine à craquer, plus encore que pour les autres conférences.
Nous avons donc eu droit à un étalage des spécifications d’HTML5 avec mini-exemples (comprendre 3 lignes de codes hors contexte) à l’appui.
En vrac, nous avons tout d’abord vu :

  • ce qu’est le cache applicatif et sa gestion via le fichier Manifest,
  • le concept de « workers » javascript et les échanges de messages avec la page hôte,
  • l’existence de websockets qui seraient le TCP des applications habituelles,
  • le support de WebSQL dans HTML5 (apparemment un SQLite-Like sur lequel tout le monde ne s’est pas encore mis d’accord),
  • la possibilité d’attaquer de manière transactionnelle des DB indexées type NoSQL,
  • le stockage de données côté navigateur.

Une fois ce tour « technique » du propriétaire, nous avons eu droit à une énorme quantité de slides concernant l’aspect « Game » de la conférence à savoir :

  • comment lancer 2 sources audio en même temps, lire une vidéo,
  • le système d’animations,
  • le Canvas2D pour le dessin et toutes les techniques de dessin possibles et inimaginables,
  • toutes les manières de transformer un canvas, d’afficher une image, la manipulation au niveau pixel des images,
  • Tridens.js pour l’animation avec « timeline » et des « easing functions »,
  • Raphael.js pour créer des scènes avec des SVG (Scalable Vector Graphics), et permettrait aussi des « easing functions », le support de « gestures » avec la souris, etc…
  • Three.js pour faire du rendu de scene 3D WebGL (basé sur OpenGL) et toutes ses possibilités (gestion de caméras, de lumières, de meshes/shadings/materials… etc), la syntaxe de GLSL (type C) pour l’écriture de pixel et vertex shaders, l’application de textures, le chargement de modèles 3D, les animations (keyframes, cinématique inversée et tout le toutim…)
  • Stats.js pour le debugging et le suivi du framerate / performance de l’application

On nous a ensuite détaillé les différentes possibilités de déploiement de nos applications et les business modèles en concurrence. PhoneGap et le rachat de Nitobi par Adobe sont mentionnés. Peut-être la partie la plus intéressante de la conférence…

Le show s’est ensuite terminé prématurément, n’ayant duré que 2h au lieu des 3 prévues, et laissant place à des échanges de questions/réponses… ce qui m’a laissé un peu de temps pour profiter de la fin d’une autre university.

En conclusion, c’était plus un listing des possibilités d’HTML5 qu’une entrée en matière. Pas de vrai démonstration ni de conseils pour se lancer/savoir par où commencer. J’attendais beaucoup de cette session, qu’elle soit moins linéaire et un minimum interactive, et j’ai d’autant plus été déçu.

Un Simon en HTML5...Exemple de slide dur à digérer...Autre slide Hardcode

Tools in action : « Spring Data JPA – Repositories done right ».

(lien résumé officiel Devoxx, speaker : Oliver Gierke)

Je ne vais pas parler de cette partie car Mehdi s’occupe de nous rédiger un bel article sur le sujet !
Je passe donc mon tour.

Spring Data JPA

Tools in action : « Forge new Ground in Rapid Enterprise Java Development ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : Lincoln Baxter III et Dan Allen)

Vient ensuite la présentation de l’outil Forge de Jboss. Peut être une des plus impressionnantes présentations de ces deux jours.
A la fois concise, poussée et ludique, cette session nous a permis de voir toute la puissance de Forge en action. Si j’avais pour ma part une petite idée de ce que propose cet outil, rien ne vaut une belle démonstration pour être parfaitement bluffé!
On débute avec un environnement Eclipse et le plugin Forge installé. Première impression de ce plugin : c’est bien intégré et vraiment plus pratique qu’une fenêtre en ligne de commande ouverte.
Concrètement, en quelques commandes, apparait une application type CRUD avec JSF 2.0, une base de données embarquée et un support de REST, le tout avec la configuration Maven adéquate. Forge nous permet non seulement de créer des entités JPA, mais aussi de les manipuler, leur rajouter des champs, etc… Des tests sont créés avec la même simplicité.
On nous apprend rapidement comment utiliser des plugins pour forge, mais aussi comment en créer et définir nos commandes.
Une session très intense de 30 minutes !

Forge

Tools in action : « Code Review with Git and Gerrit ».

(lien résumé officiel Devoxx, speakers : Chris Aniszczyk and Matthias Sohn)

Pour finir la journée, un « Tools in Action » un peu plus orienté méthodologie. En effet, après un bref descriptif du fameux Git qui va (tarde à?) remplacer nos vieux SVN (voire CVS pour les nostalgiques), après avoir vanté ses mérites  et avoir listé les grands projets qui l’utilisent, on nous parle de Gerrit. Mais qu’est-ce donc ?

Gerrit, c’est simplement un serveur Git, et c’est l’outil miracle pour « enfin » réussir à faire adopter les bonnes pratiques agiles à une équipe de développement. Oui, je parle bien de ces plans d’actions qu’on tente d’établir de sprint en sprint, où l’on répète que le pair programming, la revue de code et les tests sont des axes d’amélioration. Ces utopies annoncées à chaque rétrospectives… mais qui, une fois le sprint lancé, sont si dures à tenir pour toute l’équipe qui garde son nez dans le guidon.

Voilà donc Gerrit. Gerrit va nous prendre par la main, et nous apprendre un workflow agile de développement. Le pair programming, la revue de code, les tests et la validation des commits seront enfin inscrits dans un processus cadré. De concert avec Git, Gerrit, avec son système de commentaires sur les commits, de visualisation des commits (type Fisheye) et surtout le mécanisme de vote sur les commits des autres développeurs, va nous permettre de ne pousser sur la branche commune que des évolutions validées par des collègues. Chaque développeur va ainsi faire de la revue de code, s’impliquer dans celle-ci, apprendre et s’autoformer éventuellement, intéragir avec le développeur/commiteur et échanger avec lui sur ses lignes de code. Bref, l’utilisateur de Gerrit est responsabilisé via son vote à la validation d’une modification.

Le principe a l’air simple et efficace, l’effort louable, mais je continue de me poser une question après cette étalage de bonnes idées :
Gerrit n’est-il pas juste un plan d’action de plus inscrit sur un tableau lors d’une rétrospective puis oublié au sprint suivant ?

Git and Gerrit

La suite du billet JOP à la Devoxx 2011dans quelques jours !

http://www.devoxx.com/display/DV11/Spring+Data+JPA+-+Repositories+done+right